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lundi 28 novembre 2011

FSM - Atelier n°7 - Lightpainting

Aujourd'hui nous nous sommes divisés en deux groupes.

Un premier groupe a profité de l'obscurité hivernale pour faire quelques essais de lightpainting, pendant qu'Antoine réalisait le film dont il avait écrit le scénario la semaine précédente.

Commençons par le lightpainting, et par sa définition : 

Le light painting (littéralement « peinture de lumière » en français) est une technique de prise de vue photographique. Elle consiste à utiliser un temps d'exposition long dans un environnement sombre et en y déplaçant une source de lumière ou en bougeant l'appareil photo. La photographie obtenue révèle alors toutes les traces lumineuses dues soit à l'exposition directe du capteur à la source lumineuse, soit aux objets éclairés.
Source : wikipédia


Voici quelques résultats :

Agathe a fait des cercles concentriques (à peu près) avec un téléphone portable

























Retour aux sources : le gribouilli...
... puis l'écriture... "LOVE"


Fonction clignotement : ça marche !
Après ces quelques tests, nous avons entrepris de dessiner le contour d'une personne, et de tester une animation basique ...
`
Pour cela, un jeune devait poser pendant qu'un autre suivait le contour de son corps avec la lumière :





 

Entre deux essais, le visage de Loan a été éclairé par la lampe... et m'a donné une idée : Faire le tour du visage avec la lampe pendant le temps d'exposition... nous avons fait une bonne série sur ce principe, afin de créer cet que nous avons trouvé très intéressant :

 

Pendant ce temps, Antoine réalisait donc son film "spectacle de noël", puis Thomas et Loan ont aussi fait un nouveau film... La productivité augmente à mesure que les ados s'autonomisent, c'est très encourageant pour la suite!







lundi 21 novembre 2011

FSM - Atelier n°6 - Storyboarding & pratique libre

Le 21 novembre, 2 jours après le concert, j'ai cueilli le groupe à froid, en leur demandant de travailler sur une histoire par personne, et de la storyboarder. En effet, la coordinatrice musique de la MJC nous invite à projeter des exemples de notre travail lors de la prochaine audition de musique, le 16 décembre.

Mais la tête encore dans le concert, le moins qu'on puisse dire, c'est que la motivation n'était pas générale... mais ils se sont tout de même pliés à l'exercice :

Et oui, ils savent aussi être sérieux...























Loan, méticuleux...
Certains sont à l'aise, d'autres moins, mais peut importe, le but est aussi de les pousser au delà du "savoir faire" pour qu'ils laissent la créativité prendre le dessus.
Parfois ils suffit d'une règle pour se rassurer face au dessin...




Certains storyboards, comme ceux de Louis et Jules étaient assez détaillés, mais pouvaient manquer d'annotations, il faudra travailler ce point quand le moment sera venu de travailler en équipe!

Une histoire de pulls...
... et une d'étagère magique...











Un autre oubli d'importance sur les différents storyboards proposés par les jeunes : aucun n'a pensé à indiqué de notions de temps. nous en avons donc parlé, notamment avec Louis qui a essayé de décomposer son projet en indiquant une durée pour chacun des plans.

Discussion autour du rapport image / temps





















Cet atelier aura été très productif : après avoir bien travaillé leurs histoires, ils ont pu commencer à les mettre en œeuvre le soir même !
Là encore, j'ai pu noter leur prise d'autonomie. Les équipes qui se forment, le matériel qui s'installe (pas encore tout à fait "naturellement", mais ça vient), et la direction des opérations.

Mise en place de 2 tournages... dans une certaine proimité...






















Sur cette fin d'atelier je ne suis vraiment intervenu qu'en tant que "conseiller technique", et encore, parce qu'ils ne se rappelaient plus comment faire un bateau en papier...

Loan et Antoine au commandes
Agathe prépare l'apocalypse

leçon de bateau en papier
Il est intéressant de noter leur façon de collaborer, de s'entraider, passant tour à tour de technicien à réalisateur, bricolant, apportant des idées aux autres... Le groupe se soude, indéniablement.




Thomas et ses points...
Et malgré quelques bêtises franches rigolades, ils sont de plus en plus productifs.
L'apocalypse vue par Agathe et Jules :



La neige tombe, chez Thomas et Loan :





lundi 14 novembre 2011

FSM - Atelier n°5 - Cut Out & Compositing

Loan, "position en croix"
Nouvel atelier, nouvelle technique : aujourd'hui nous nous sommes essayés au "Cut-Out". 

Cette technique consiste à créer une marionnette en découpant les différentes parties du sujet, à l'instar d'un pantin articulé.

Le sujet du jour, ce fut Loan, qui a été désigné s'est porté volontaire pour se faire tailler en pièces.
Pour cela, il a du poser en pied, bras écartés, puis nous avons importé la photo dans Photoshop, et chaque jeune s'est vu confier le découpage d'un membre.



Jules aux commandes
Découpage des premiers membres
Après avoir renommé les différents calques de manière explicite, nous avons importé le fichier dans le logiciel Motion, que nous avions découvert la semaine passée.
Animation du pantin dans Motion





















Nous avons vu que le logiciel permet d'animer en utilisant des "images clés" : nous fixons des positions de références, et le logiciel s'occupe d'interpoler le mouvement entre chacune d'elles.

Il est aussi possible d'utiliser des comportements qui automatisent l'animation, comme la rotation du bras gauche (rotation continue) ou le changement d'échelle de la tête (variable aléatoire) sur le petit test que nous avons réalisé :



Comme vous pouvez le voir, j'en ai profité pour montrer à l'équipe la possibilité de travailler en "3D" dans Motion, avec gestion de caméra, d'éclairage, d'ombres et reflets.

lundi 7 novembre 2011

FSM - Atelier n°4 - Rotoscopie

Ce lundi, je me suis fait sauter dessus dès mon arrivée : "est-ce que le projet est sur Ulule, on ne le trouve pas!" Et bien non, pas encore, mais on y travaille!

Pour ceux qui ne connaissent pas Ulule, il s'agit d'une plateforme de micro-financement collaboratif : on peut y déposer un projet culturel, et appeler aux dons. J'en avais parlé à l'équipe, et ils sont à fond... il faut dire qu'on espère se faire financer du matériel... Mais nous vous en dirons bientôt un peu plus.

Aujourd'hui nous avons aussi accueilli une nouvelle recrue, la première fille à Fontaines, Agathe!
séquence visionnage de clips ...
Après un petit résumé des cours précédents, les garçons ont tenu à lui montrer quelques-uns de leurs clips préférés, histoire de la mettre dans le bain.

Cependant, même si c'est sympa de papoter et de regarder des clips, il faut aussi qu'on travaille un peu... et aujourd'hui, nous avons abordé une nouvelle technique d'animation : la rotoscopie.

En train de filmer Thomas
Explication par l'exemple : Motion
Cette technique consiste à filmer des personnages afin de redessiner par dessus, et ainsi obtenir une animation très réaliste. Elle a par exemple été utilisée chez Disney dès les années 30, sur Blanche-Neige.
Pour cet exercice, nous avons filmé Thomas pendant quelques secondes, puis avons importé la vidéo dans le logiciel Apple Motion, avant de dessiner une image par seconde dans un premier temps, puis de faire des images intermédiaires pour lisser l'animation.


Pour se faire, les ados ont pu essayer une tablette graphique, et tous n'étaient pas aussi à l'aise devant la Wacom... 

Agathe découvre la Wacom sous l'œil attentif de Thomas ...


...mais nous sommes parvenus à un résultat plutôt encourageant, même s'il mériterait d'être encore affiné (nous ne sommes qu'à 2 images / seconde ...).





En aparté, comme nous n'avons qu'un poste de travail, nous avons eu tout d'abord droit à un mini-concert d'Agathe, au piano... qui s'est transformé en une improvisation théâtrale entre Agathe et Jules, secondés par le reste de la bande, quand ils ne dessinaient pas :P C'était un peu bruyant, mais surtout très amusant, et très créatif, tout comme les dessins que Louis à fait de chacun d'entre nous... 

Ambiance (ré)créative, donc, pour cet atelier... mais beaucoup de bonnes choses à venir, je pense...

vendredi 28 octobre 2011

FSM - VF : 1ère rencontre


Nous avons profité des premières vacances scolaires de l'année pour organiser une rencontre entre Villefranche et Fontaines St Martin... 

L'équipe caladoise, qui a enfin recruté sa première ado, s'était donné rendez-vous à 9h devant le pôle jeunesse. 

Histoire de mettre à profit le trajet, et d'expliquer un premier principe d'animation, Thomas à filmé le parcours en timelapse.


Timelapse :

L'accéléré ou « intervalle de temps »
(« time-lapse » en anglais) est un effet cinématographique qui consiste à diffuser les images d'une action dans un temps plus court que celle de l'action initiale. Cet effet est utilisé, entre autres choses, pour signifier le temps qui passe ; par exemple un coucher de soleil ou la construction complète d'un bâtiment en quelques secondes, etc...
Source : Wikipedia 



Cette première rencontre devait être l'occasion de faire connaissance avec l'artiste qui nous a confié la réalisation de son clip : Mickaël Mottet, leader des groupes Angil & the Hiddentracks et Jerri.

Malheureusement, il a du annuler sa venue pour terminer le mixage de son dernier album. Mais nous avons convenu de faire une visioconférence en deux temps : faire connaissance le matin, parler plus concrètement du projet l'après-midi.
Durant ces deux visio-conférences, Angil s'est montré extrêmement disponible, prenant même le temps de nous faire visiter le studio d'enregistrement. Les jeunes, quant à eux, certainement un peu intimidés, avaient un peu de mal à se concentrer lors de la première entrevue, alors que la seconde était beaucoup plus studieuse.


Mickaël Mottet (aka Angil) et nos ados en pleine visio-conférence
Lors de cette seconde "visio", les jeunes et l'artiste ont échangé sur l'origine du morceau, sur les techniques d'animation, sur la personnalité d'Angil, ... Si bien que Mickaël a fini par inviter toute l'équipe lors de son prochain concert à St Etienne...

Les jeunes en pleine visio...
Pendant que Benoît et Thomas veillent











Ces échanges avec l'artiste étaient très enrichissants, mais nous n'avons pas oublié que cette journée était aussi l'occasion de créer des liens entre les équipes... et quoi de mieux pour cela qu'une pizza-party?

En fin de matinée nous sommes donc descendus acheter de quoi cuisiner, puis avons investi la cuisine de la MJC, en nous répartissant les tâches : les uns aux fourneaux, pendant que d'autres organisaient un cours de rattrapage pour Eva, notre nouvelle recrue.

Jules et Thomas Pizzaïolos
Démo de stop-motion pour Eva













Et lors de la 4e et ultime pizza... les deux groupes ont fusionné, donnant lieu à un événement étrange : 


lundi 17 octobre 2011

FSM - Atelier n°3 - Stop Motion : Projet collectif


Pour cet atelier, j'avais demandé aux garçons d'apporter des Lego. Thomas est donc venu avec une petite caisse remplie de quelques véhicules, à partir desquels je leur ai demandé d'imaginer un scénario.

Pendant qu'ils réfléchissaient, je leur ai laissé, l'air de rien, le soin d'installer la caméra et le pied photo, afin qu'ils se familiarisent avec les outils.

Préparation de la scène
Fixation de la caméra











Cette première scène un peu plus complexe à permis de travailler, déjà, quelques problématiques de mises en scène, comme la recherche d'un décors permettant de masquer un arrière plan non désiré : c'est ainsi qu'un paillasson est devenu... montagne...

Une fois la scène préparée, le tournage a pu démarrer : On peut noter une volonté de varier les valeurs de plans, ou d'opérer des panoramiques, des travellings ... en un mot, de dynamiser le film.

"Valeur des plans" correspond au rapport entre le cadre de l'image et les personnages ou objets représentés. 
"Panoramique" indique le mouvement horizontal ou la rotation d'une caméra vidéo. Le mouvement panoramique est semblable au mouvement de tête signifiant "non". 
"Travelling" est un déplacement de la caméra au cours de la prise de vues. L'objectif d'un travelling est soit de suivre un sujet en mouvement, soit de s'en rapprocher ou de s'en éloigner. 
Source : wikipédia
Tournage en cours ...
sous les yeux d'un visiteur attentif
Pour réaliser cette séquence, la phase de recherche et de mise en place à duré 45 minutes, alors qu'il a suffit de 30 minutes de prises de vues. Les rôles ont été répartis avant de démarrer le tournage, avec un opérateur sur le macbook, d'autres pour déplacer les différents objets de la scène, sous les regards des curieux, enfants ou parents, de passage dans la cour de la MJC.

Sans se laisser distraire par les visiteurs, ni par la nuit tombante, nos ados ont pu terminer cette petite séquence dans les temps :



Après le visionnage, nous avons pris le temps de critiquer notre travail. Parmi les remarques, nous avons noté :

Visionnage collectif
Debriefing
- Obligation de diminuer le nombre d'image par secondes : Les objets ont été déplacés trop rapidement.

- Le sable "bouge" : lorsqu'on travail en stop motion il faut garder à l'esprit que chaque modification de la scène, même infime, se verra. Ici, le simple fait de marcher sur le terrain à généré un effet non souhaité.

- Mouvements de caméra trop brusques : là encore, l'animation a été trop rapide, pas assez d'images intermédiaires, il faudra être plus précis la prochaine fois.


Il n'y aura pas d'atelier la semaine prochaine, pour cause de vacances, mais une rencontre avec Mickaël (Angil) et l'équipe de Villefranche est prévue pour le vendredi 28 !

lundi 10 octobre 2011

FSM - atelier n°2 - Stop Motion : Initiation

Pour ce second atelier, le sujet était le Stop Motion.

Avant même d'avoir pu leur expliquer la technique, les possesseurs d'ipod touch avaient sorti leur outil, m'informant qu'ils avaient téléchargé l'App que je leur avais montré lors de l'atelier 0 : iMotion HD.
Ils se sont directement lancé dans leurs premiers essais, pendant que j'installais le Macbook et la camera DV pour leur montrer un autre logiciel, sur PC et Mac cette fois : iStopMotion.

Thomas utilisant iMotion HD
Louis aux commandes d'iStopMotion











Ces deux logiciels proposent des fonctions facilitant le travail de l'animateur, comme celle dite "Onion skin" (en français : pelure d'oignon), qui consiste à afficher une image fantôme de la dernière image réalisée afin de caler au mieux la suivante.

Exemple de "pelure d'oignon" sur iMotion HD

Les enfants assimilent directement tous ces outils, de manière totalement naturelle. Ils n'hésitent pas à expérimenter, à explorer les options et obtiennent ainsi des résultats intéressants, comme l'effet de tunnel.



Ce fut un moment très riche en expérimentations, certains animant des figurines alors que d'autres reproduisaient un effet vu dans un des clips que je leur avais montré : "The hardest button to button", réalisé par Michel Gondry pour les White Stripes.


Un travail collectif a amené à une sorte de remake involontaire de la pub de Jean-Paul Goude, réalisée en 1985 pour Citroën avec la fameuse Grace Jones... et c'est Jules qui en a fait les frais :)


Toute l'équipe en train de visualiser leur film






lundi 3 octobre 2011

FSM - atelier n°1 - Flipbook

Pour le premier "vrai" atelier, je suis allé acheter quelques fournitures basiques, carnets et crayons, pour une première approche de l'animation accessible à tous : le flipbook.

Le flipbook consiste à dessiner sur chaque page d'un carnet, avant de les faire défiler, pour découvrir l'animation.
Les enfants ont eu à leur disposition 2 types de carnets : à pages blanches, et à petits carreaux. L'utilisation de carnets à carreaux permet de débuter avec des repères visuels, pour mieux caler chaque dessin.


L'exercice proposé consistait à animer une "balle" rebondissant sur les bords du carnet.

Certains ont scrupuleusement respecté la consigne, d'autres se sont déjà un peu plus lâchés, comme Louis qui s'est lancé dans la réalisation d'un "Tetris".

Pour les aider à appréhender les notions de dynamisme, nous avons feuilleté le livre de Richard Williams "The animator's survival kit") ... en version anglaise. 

Ils ont ainsi pu aborder l'utilisation d'images "clés" et "intermédiaires" durant leur animation, et ainsi mettre en place des interactions plus complexes : une balle se faisant transpercer par une fleche, une forme sautant par dessus une autre, elle même en mouvement, etc...